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Bonsoir,

Voici la suite de ma lecture-partage de ces quelques vers de René prélevés dans l’édition Quarto.

Artine

 

 

« Nous sommes de ceux qui regardent à dessein par la portière du wagon car nous aimons cette seconde si chargée qui brûle encore après que ce qui nous emporte a fui. Ah ! Le prix de cette escarbille. »

 

« Pleurer longtemps solitaire mène à quelque chose. »

 

« Il faut intarissablement se passionner, en dépit d’équivoques découragements et si minimes que soient les réparations. »

 

« Emerge autant que possible à ta propre surface. Que le risque soit ta clarté. Comme un vieux rire. Dans une entière modestie. » (p. 635)

 

Post-merci (p.641)

 

J’ajoute le début de ce Post-Merci, extrait cette fois de l’édition de La Pléiade :

 

« Nous sommes des météores à gueule de planète. Notre ciel est une veille, notre course une chasse, et notre gibier est une goutte de clarté.

Ensemble nous remettrons la Nuit sur ses rails ; et nous irons, tour à tour nous détestant et nous aimant, jusqu’aux étoiles de l’aurore. »

 

Et ici, celle de l’édition Quarto :

 

« J’ai cherché dans mon encre ce qui ne pouvait être quêté : la tache pure au-delà de l’écriture souillée. »

 

Photographie d'Edouard Boubat.

Photographie d'Edouard Boubat.

Tag(s) : #Poésies

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