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Que reste-t-il devant la barbarie?

         Il suffit de se poser calmement les questions essentielles : exercer un métier que l'on aime, avoir la chance ou le don de partager avec des personnes que l'on estime, n'est-ce pas le but de tout individu? La vie est-elle si simple? En France, aujourd'hui, des êtres sont morts parce qu'ils aimaient leur métier, parce qu'ils savaient transmettre le goût de réfléchir, parce qu'ils prenanient un malin plaisir à tourner le pouvoir en dérision, parce qu'ils prenaient du plaisir à être ensemble, à réfléchir ensemble.

       Alors, aujourd'hui, oui, en cet instant je suis Charlie. Demain, je serai définitivement, irrémédiablement Charlie car je continuerai d'exercer mon métier avec passion, je prendrai du plaisir à transmettre mon goût de la réflexion, le goût de l'effort et je veillerai à prendre soin dans chaque parcelle des êtres que je fréquente, l'étincelle de leur âme d'enfant. C'est l'engagement de ma vie.

© Artine

Tant que l'être humain gardera sa vivacité, son énergie, sa conscience libre, l'espoir reste intact.

Et une petite citation d'Albert Camus :

 

"Pour moi, devant ce monde, je ne veux pas mentir ni qu’on me mente. Je veux porter ma lucidité jusqu’au bout et regarder ma fin avec toute la profusion de ma jalousie et de mon horreur. C’est dans la mesure où je me sépare du monde que j’ai peur de la mort, dans la mesure où je m’attache au sort des hommes qui vivent, au lieu de contempler le ciel qui dure. Créer des morts inconscientes, c’est diminuer la distance qui nous sépare du monde, et entrer sans joie dans l’accomplissement, conscient des images exaltantes d’un monde à jamais perdu. Et le chant triste des collines de Djémila m’enfonce plus avant dans l’âme l’amertume de cet enseignement."

Extrait de Noces, suivi de L’été, © éditions Gallimard, 1959.

 

Pour méditer, pour la beauté de la pensée, pour le plaisir de lire et de partager.

 

Et je termine avec cette feuille d'Hypnos, de René, l'incomparable!

 

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On ne se bat bien que pour les causes qu’on modèle soi-même et avec lesquelles on se brûle en s’identifiant.

Tag(s) : #Pensée du jour

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