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       Quelques morceaux choisis de René Char, échappés d'une  feuille, déroulent leur saveur à la musicalité énigmatique et accrochent leur lumière sur un triptyque  de Zao Wou Ki.

       S’emparant de la ligne de fuite entre mots et couleurs, l’alchimie s’imprime sur la rétine d’une mémoire prise sur le vif.

 

 

 

« Il faut souffler sur quelques lueurs pour faire de la bonne lumière. »1

« Dans l’écoulement des échos, saisir le mot majeur. Bonheur ! s’il est le moins modulé. » 2

« Eclair et rose, en nous, dans leur fugacité, pour nous accomplir, s’ajoutent. » 3

« Nous sommes déroutés et sans rêve. Mais il y a toujours une bougie qui danse dans notre main. » 4

 

Ruban de pensées, échappé d’instantanés, simples tissus de lueurs.

Artine.

 

Notes

1. Les Matinaux, Rougeur des matinaux, IX, La Pléiade, p. 331

2. La nuit talismanique qui brillait dans son cercle, 1972, Vers aphoristiques, Peu à peu, puis un vin siliceux, La Pléiade, p. 494

3. La parole en archipel, La bibliothèque est en feu, Les compagnons de jardin, La Pléiade, p.381

4. La parole en archipel, Le rempart de brindilles, La Pléiade, p.359

 

 

 

Zao Wou-Ki, Hommage à Françoise Triptyque (2003).

Zao Wou-Ki, Hommage à Françoise Triptyque (2003).

Tag(s) : #Poésies

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