Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

 

 

Dans cette nouvelle, Henry James convie le lecteur à un dîner au cours duquel le peintre Oliver Lyon retrouve par hasard Everina, qu’il a aimé jadis. Invité chez Sir David pour y réaliser son portrait, il apprend que la jeune femme et devenue l’épouse du beau colonel Capadose, cas pathologique de haute voltige de menteur invétéré.

Mais au fil des pages, les relations entre les personnages évoluent et un doute commence à germer sur l’identité exacte du menteur : que cache la femme amoureuse du colonel ? Pour quelles raisons au juste l’artiste se propose de réaliser le portrait de l’enfant du couple ?

Ainsi au moment où le lecteur semble avoir saisi le caractère de chacun des personnages, Henry James s’amuse à semer le trouble pour dévoiler les parts sombres de tout un chacun.

Un petit extrait

« Pour saisir la balle au bond, Lyon dut tendre l’oreille, et ce mouvement lui permit de remarquer une splendide créature qui était assise du même côté de la table, au-delà de son interlocuteur. Elle lui présentait son profil et tout d’abord, il ne fut frappé que par sa beauté ; puis le visage de la dame produisit sur Lyon une impression plus agréable encore – le sentiment d’un souvenir resté vivace et d’une association intime. »

Henry James, Le menteur, Folio n° 4319, traduit de l’américain par Muriel Zagha, p.20.

 

Artine@.

Photographie de John  French, Le chapeau résille de Mme Paulette, 1963.
Photographie de John  French, Le chapeau résille de Mme Paulette, 1963.

Photographie de John French, Le chapeau résille de Mme Paulette, 1963.

Tag(s) : #Littérature

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :