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Ce recueil découvert grâce à Vous enchante mes journées.

Aragon y relate de façon intime son aventure du surréalisme. Plus sensible à l'aspect poétique du texte, je vous livre des citations-partages, vue à travers Nos regards mêlés.

@ Artine

 

« Ecartons un instant le voile des mots. » (p 11)

 

 

"Nous nous plaisions à observer la courbe de nos fatigues, l'égarement qui les suivait. Puis les prodiges apparurent. "

"Il parvient à parler ses rêves, à volonté. Rêves, rêves, rêves, le domaine des rêves à chaque pas s'étend. Rêves, rêves, rêves, le soleil bleu des rêves enfin fait reculer les bêtes aux yeux d'acier vers leurs tanières. Rêves, rêves, rêves sur les lèvres de l'amour, sur les chiffres du bonheur, sur les sanglots de l'attention, sur les signaux de l'espoir (...)" (p 24)

Empare-toi du reste de ma vie, marée montante à l’écume des fleurs. Des présages par-dessus des tours, des visions au fond des mares d’encre, dans la poussière du café,

"des migrations d'oiseaux sur la latéralité des devins" (…)

« Il y a une lumière surréaliste dans les yeux de toutes les femmes »

"On vient d'abattre sur le boulevard de la Madeleine un grand morceau de réalisme et par cette brèche vous pouvez apercevoir un peu du paysage qui se poursuit aussi dans les travaux du Moulin-Rouge, cité Véron, dans les démolitions des fortifications parisiennes, dans les champs de statues des Tuileries, aux Gobelins flambant la nuit du mot PARDON en lettres de phosphore, dans les voûtes du métro où cavalcadent les chevaux d'or du chocolat Poulain (...)" (p.27)

  "Si je considère soudain le cours de ma vie, si j’oublie cet entraînement de l’esprit, et c’est facile, si je domine un peu le sens de cette vie qui me traverse, qui m’échappe, soudain... Qu’est-ce que cela signifie ? Soudain. Je n’attends rien du monde : que m’importe une découverte, et l’applicable de cette notion ? Connaître ! La pierre dans le gouffre ne connaît que son accélération, ne la connaît pas à vrai dire. Il faut voir l’homme en proie à ses miroirs, s’écriant avec l’accent pathétique de son théâtre : Que devenir ? Comme s’il avait le choix. Grande inutilité, mer moutonnante, je suis ta falaise rongée.

Monte, monte, enfants des lunes, ô marée : je suis celui qui s’use, et que le vent m’emporte (...) » (p.33-34)


"Mais entre tous les airs que parfois je fredonne, il en est un pourtant qui me donne aujourd'hui une libre illusion du printemps et des prés, une illusion de la liberté véritable. Cet air je l'ai perdu, et puis je le retrouve. Libre, libre : c'est l'heure où la chaîne des anneaux clairs du vent par les moires du ciel s'envole, c'est l'heure où le boulet devient l'esclave des chevilles, où les menottes sont des bijoux. Il arrive qu'aux murs du cachot le reclus taille une inscription qui fait sur la pierre un bruit d'ailes. Il arrive qu'il sculpte au-dessus du rivet le symbole empenné des amours de la terre. C'est qu'il rêve, et je rêve, emporté, je rêve." (p.34)

 

 

Si ce soir Vous voyez un chat attaché à un ballon Rouge, ne vous étonnez pas.

Si ce soir Vous voyez un chat attaché à un ballon Rouge, ne vous étonnez pas.

Tag(s) : #Poésies

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