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Tu te lèves l’eau se déplie

Tu te couches l’eau s’épanouit

 

Tu es l’eau détournée de ses abîmes

Tu es la terre qui prend racine

 

Et sur laquelle tout s’établit

Tu fais des bulles de silence dans le désert des bruits

 

Tu chantes des hymnes nocturnes sur les cordes de l’arc-en-ciel

Tu es partout tu abolis toutes les routes

 

Tu sacrifies le temps

A l’éternelle jeunesse de la flamme exacte

Qui voile la nature en la reproduisant

 

Femme tu mets au monde un corps toujours pareil

Le tien

 

Tu es la ressemblance.

Paul Eluard, Tu te lèves l'eau se déplie..., Facile, 1935.

Joaquín Sorolla y Bastida, Promenade au bord de la mer (Paseo a orillas del mar), 1909.

Joaquín Sorolla y Bastida, Promenade au bord de la mer (Paseo a orillas del mar), 1909.

Tag(s) : #Poésies

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