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Inlassablement, je continue à parcourir mon recueil de Fureur entrecoupé de mystère, mon regard s’est posé sur Allégement. Mon esprit a été emporté par cet « or » dynamisant d’un « vent » devenu « torrent », d’un souffle donnant « vie » à des « roses » dans des « fontaines ».

Alors je ne peux m’empêcher à ces vers de Rimbaud « Je ris au wasserfall qui s'échevela à travers les sapins : à la cime argentée je reconnus la déesse. » dans lesquels il évoque l’Aube ou encore à ceux par lesquels débute Sensation (1870)

 

Par les soirs bleus d'été, j'irai dans les sentiers,
Picoté par les blés, fouler l'herbe menue :
Rêveur, j'en sentirai la fraîcheur à mes pieds.
Je laisserai le vent baigner ma tête nue. 

 

Décidément, mon esprit est de plus en plus assiégé par de multiples sensations, il est temps pour moi d’infuser ailleurs.

 

Bonne journée.

Artinement vôtre.

 

 

 

 

« J’errais dans l’or du vent, déclinant le refuge des villages où m’avaient connu des crève-cœur extrêmes. Du torrent épars de la vie arrêtée j’avais extrait la signification loyale d’Irène. La beauté déferlait de sa gaine fantasque, donnait des roses aux fontaines. »

La neige le surprit. Il se pencha sur le visage anéanti, en but à longs traits la superstition. Il s’éloigna, porté par la persévérance de cette houle, de cette laine.

 

René Char, Seuls demeurent ( 1938-1944), Allégence, in Fureur et mystère, 1945.

Tag(s) : #Poésies

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