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Il fait bizarre, en ce moment, chez moi. Je me sens tirailler. Brrr, je n'aime pas cet état d'âme.

Artine.

Un peu de Char pour retrouver la lumière.

 

 

Je m’avise parfois que le courant de notre existence est peu saisissable, puisque nous subissons non seulement sa faculté capricieuse, mais le facile mouvement des bras et des jambes qui nous feraient aller là où nous serions heureux d’aller, sur la rive convoitée, à la rencontre d’amours dont les différences nous enrichiraient, ce mouvement demeure inaccompli, vite déclinant en image, comme un parfum en boule sur notre pensée.


Désir, désir qui sait, nous ne tirons avantage de nos ténèbres qu’à partir de quelques souverainetés véritables assorties d’invisibles flammes, d’invisibles chaînes, qui, se révélant, pas après pas, nous font briller.

René Char, La Parole en archipel, La bibliothèque en feu, La Pléiade, p. 380.

Sculpture de Philip Jackson intitulée, Saraband.

Sculpture de Philip Jackson intitulée, Saraband.

Tag(s) : #Poésies

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