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II faut que craque ce qui enserre cette ville où tu te trouves retenue. Vent, vent, vent autour des troncs et sur les chaumes.

J’ai levé les yeux sur la fenêtre de ta chambre. As­-tu tout emporté? Ce n’est qu’un flocon qui fond sur ma paupière. Laide saison où l’on croit regretter, où l’on projette, alors qu’on s’aveulit.

 

 

Tu es plaisir, avec chaque vague séparée des suivantes. Enfin toutes à la fois chargent. C’est la mer qui se fonde, qui s’invente. Tu es plaisir, corail de spasmes.

 

René Char, Lettera amorosa, Poésie Gallimard, p. 26.

Tag(s) : #Poésies

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